Hier encore
Elle a versé toutes les larmes de son corps
Il serait temps, peut-être, d’aller voir ailleurs
Car bientôt ne coulera qu’un fleuve de pleurs
Et prenne pour de bon ses jambes à son cou
Pour s’éloigner enfin de ce sinistre fou
Coléreux qui la couvre de mots pas très classe
Comme si elle n’était que sinistre bécasse
Il lui faudrait montrer un peu plus de courage
Pour se sortir enfin de ce noir marécage
Où elle s’ est enfoncée si bas chaque jour
Noyée d’avoir avalé tous ses mots d’amour
Las il n’était que beau – et encore -parleur
Voleur de vie, voleur de cœur, juste coureur
De jupons démodés lui passant sous le nez
Ne le faisant, qu’avec grand peine s’enflammer
Mariolle aux défauts et gros vices cachés
Juste bon, s’il l’on peut dire, qu’être jeté
Au rayon de ces trop ternes objets trouvés
Qu’on ne souhaite à personne d’aller chercher
Il finira ses jours sous le joug de sa mère
Qui lui bouffa la vie avant qu’il soit pubère
Avec pour seul ami son antique trombone
Qui le distrait un peu de sa triste bobonne
Portrait executé avec un couteau trempé dans le vitriol
Triste cire qui coule sur une vie de fumerolles
Qui ne furent jamais que paroles…paroles…
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