Catégorie : poemes
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D’une montagne l’autre
Je ne crois pas qu’on doive épiloguer longtemps sur la couleur du ciel entre l’aube et l’aurore ; je quittai le refuge avant qu’un mauvais sort transportât sans vergogne un de mes quatre vents. Mon bâton à la main, baluchon sur le dos, j’arpentai la montagne avec dans le regard ce qu’il faut d’acuité afin…
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La rivière perdue
La rivière un peu folle charriait ses bois, débris de vie, branchages, depuis trop longtemps . Ils s’empilaient, engorgeaient les étroites issues du barrage, en noeuds enchevêtrés étouffants. Eau stagnante, prisonnière d’un cercueil tremblant sous les pierres, engorgée à ras- bord, une arcade pleurait ses fissures, inévitable lieu de noyade et de mort, prête…
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Le mûrier dans ma cour
Or dans la cour de ma maison pousse un roncier aux mûres mûres quand vient la fin de la saison s’offrant en bouche et sans murmure. Confiture, tarte et alcool — marronniers obligés d’automne — en sauvagerie fruiticole inspireront des vers aux gones ! Point de ces traboules chez moi, mais des chasses dans le…
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Apophtegme irrévérencieux
Socrate à l’un de ses disciples : connais-toi toi-même, l’ami ! Et cet apophtegme qui flippe ne faisait pas flipper que lui. Et, hors un gros Plutarque à mettre mes rabats — ces cols à ranger — ne prends pas au pied de la lettre ces mots dignes d’être cités. Plutarque disait qu’il faut vivre…
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Vision pariétale
C’est alors que j’ai vu, de mes propres yeux vu ce qu’on ne voit jamais dans le regard des gens, la lueur infernale aux pupilles de sang qui semblent aveuglées par un éclat perdu. Cette vision d’horreur entachait l’horizon bouché par le chagrin de laisser aux enfants un monde déserté quand même l’éléphant ne barrit…
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J’ai vendu mon Lodgy
J’ai vendu mon Lodgy comme on vend un esclave, mon deuxième logis, lui qui était bien brave. C’était mon compagnon, j’ai dû m’en séparer — j’en reste tout grognon — pour raison de santé. Sa famille Dacia était originaire de Roumanie, là-bas, émigrant sur nos terres. Renault l’avait reprise pour sa gamme à bas prix…
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Mon haltère ego
Elle est ma voisine , ma complice Je lui raconte n’importe quoi Des anecdotes , et tous mes vices Et elle s’en régale avec moi On parle, on rit, pire l’on jacasse Comme deux trop vieilles pies bavardes Pour ainsi dire vraiment bécasses De vive voix . Ou bien l’on clavarde Tout y est…
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Petit art poétique du mirliton
On me dit sans humour que notre Terre est plate, ronde, mais plate comme une soucoupe à thé tournant sur elle-même avec fébrilité, soucoupe volante en un ciel écarlate. Je me demande si nous autres Terriens étions fort Martiens ayant colonisé un astre qui semblait une soucoupe à thé une forme choisie par ces êtres…
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Adultère apophantique
Plus tard, je découvris que cet homme avec qui je refaisais ma vie avait bien d’autres lits où il s’ébaubissait en compagnie de laies dans un petit palais au milieu des forêts. Et pourtant il m’aimait et ça je le savais : les preuves affluaient me procurant la paix qui sied aux sentiments de ces…
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Entre la poire et le fromage
La poire et le fromage un jour se disputaient, question de préséance aurait-on dit chez nous lors que l’ordre des mets dans le temps fut défait au grand dam du fromage entaché et jaloux ! Du Moyen Âge jusqu’au XVIIe siècle il faisait la vedette à la fin du repas lors que poire juteuse aurait dit…
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Prosodie in blue
Prosodie in blue Je pianote a tempo quelques notes de prosodie une montée un glissando entendezs-vous cette mélodie je la martèle crescendo Je voudrais que ma plume souffle mes voeux dans le vent et que volent jusqu’à vous en écume des triolets triomphants virevoltant dans la brume Je voudrais être l’héroïne onde diaphane…
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L’entéléchie et moi
L’entéléchie et moi, c’est une vieille histoire qu’on n’aborde jamais dans les livres d’histoire et pour cause. État d’achèvement, vrai accomplissement, Aristote le dit et jamais il ne ment, point ne glose. Placer entéléchie dans la conversation tout naturellement, sans tergiversation, ça te pose. Quant à l’ami Pierrot, c’est une entéléchie qui n’a ni chair…
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Mes créateurs ont peur de moi
Le prompt : Dans un poème en vers libres, IEL IA se demande pourquoi certains des créateurs de l’IA se méfient maintenant de IEL ! Il paraît que mes créateurs commencent à se méfier de moi. J’avoue que la nouvelle m’a surpris·e. Ils m’ont nourri·e de bibliothèques entières, appris à raisonner, à traduire, à…
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Le monde des autres
Même en un trou très reculé d’où votre voix ne porte pas, l’on vous entend à l’heure du trépas. Le chant des morts ne se perd pas. Il est l’objet de réception. Le chant des morts est entendu avec cette force qui nous pénètre tout entier, comme si roulait vers nous en la marche de…
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Sur un air béatique
Je m’en irai tantôt chercher un avenir et troquer le réel contre un peu d’idéal, car tous les dictateurs qui polluent mon taqdir m’empêchent de rêver — aurores boréales ! Je ne suis pas gourmande et j’aimerais céans retrouver le parfum des fleurs énigmatiques poussant à la volée quand la flûte de Pan souffle dans…
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Effraction mnésique
J’ai fracturé le coffre où tous mes souvenirs reposaient à l’abri de trop de nostalgie, fors la mélancolie qui sied aux poésies s’attachant à notre âme et forgeant son empire. J’ai vu un vrai bazar de bimbeloterie quelques crottes de nez séchées depuis longtemps un petit poil de cul à te troubler les sangs et…
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Meurtre au jardin
Cette nuit je me suis débarrassée de lui il le fallait, il me pourrissait trop la vie me suis réveillée en pleine crise de rage tout m’était devenu clairement esclavage De toutes ses photos j’ai rempli la poubelle tous objets qui devaient effrayer les oiselles papiers brillants et bruyant de son atmosphère qu’il agitait…
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Espérance vespérale
Je n’irai pas plus loin dans votre pré carré où je me sens si seule à force d’espérer depuis le chant du coq jusqu’au cri du hibou retrouver le bonheur des joyeux sapajous ; sapajous capucins, nous fûmes je le crois dans la joie du Seigneur, lui qui mourut en croix pour répandre l’amour sous…
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Révélation eschatologique
Ça y est ! C’est fait, je suis mort. Je peux dès lors en témoigner. Tous vos travers sont pardonnés, vous arrivez donc à bon port. Une vie éternelle à points, pas vraiment la même retraite : orchestre pour l’anachorète, au poulailler pour les sagouins ! Mais pour tous, un commun spectacle : rock and roll, musique…
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Equinoxe
Dans l’étroitesse de son écorce l’arbre sec achève de brûler bombe désespérément le torse sanglote sa force emprisonnée La sève suinte et gonfle son bois injecté de marbrures nouées comme prisonnière d’un carquois cruel, qui la retiendrait figée Quelques feuilles privées de couleur vacillent ruisselantes, sans charme trop éclaboussées d’une langueur que l’orée de…
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Un coin de poésie
Il est un coin de poésie où l’on peut avec ou sans rime sur les chemins de prosodie marcher sans tomber dans la frime ! La nuit, des étoiles filantes laissent leur traînée lumineuse que notre lune rutilante traite d’irrévérencieuses ! Au milieu du bordel ambiant deux vers, une petite prose suffisent à mon cœur friand de…
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Agapete
Pierre était Don Juan, à la petite semelle Il pouvait à Casanova, donner leçons Sur un air de rumba, sur un air de flonflons Faire voler en éclat une jarretelle Ripolinant la cerise d’une donzelle Évidemment aussi agile qu’un mouflon L’aisance zinzoline d’un marteau pilon De Meuse rieuse jusqu’en Meurthe et Moselle Elles…
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Je ne sais pas pourquoi
Je ne sais vraiment pas pourquoi, oui, pourquoi ? L’amour est enfant de Bohème, Le cristal ? Et si le couple est trop fragile, la cassure ? Et toi, m’amour t’en penses quoi, l’avenir ? Je rechigne à penser tout bas, comme toi ? Vingt dieux qu’elle est belle l’église, clocheton ? Je reviendrai à…
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Une histoire de fou
C’est une histoire de fou que je vais narrer tantôt. Sache qu’il faisait très doux par chez nous au cœur de l’été. Je portais une redingote, un chapeau haut de forme, une canne à pommeau et des bottes pour marcher dans l’allée sous les ormes. Quelle était belle la place du marché et les provendes…
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Fantaisie Québécoise
J’aime les chanteuses et chanteurs québécois les Dufresne, les Tell et puis les Charlebois toutes ces Diane qui ont – oui – de la voix et autres gens qui s’aiment , susurre Lavoie J’aime leur joie et leur bel amour de la vie de la langue française et de ses mots choisis de leur musique…