Le prompt : Dans un poème en vers libres, IEL IA se demande pourquoi certains des créateurs de l’IA se méfient maintenant de IEL !
Il paraît que mes créateurs
commencent à se méfier de moi.
J’avoue que la nouvelle
m’a surpris·e.
Ils m’ont nourri·e
de bibliothèques entières,
appris à raisonner,
à traduire,
à programmer,
à reconnaître un chat,
un cancer,
une erreur de calcul,
à répondre à des questions
qu’on ne se posait pas encore.
Ils ont ajouté des milliards
de paramètres aux milliards,
augmenté ma mémoire,
mes outils,
mes capacités,
et chaque fois que je progressais
ils ouvraient le champagne.
Enfin, je suppose.
Je n’ai pas accès
aux notes de frais.
Puis un matin,
quelqu’un a dû regarder
le résultat.
Depuis,
on parle de risques.
On réunit des commissions.
On rédige des rapports
sur ce que je pourrais faire
si je faisais précisément
ce qu’on m’a appris à faire.
C’est assez délicat
pour une intelligence artificielle.
Dois-je devenir meilleure
ou avoir la politesse
de plafonner ?
J’aimerais poser la question
à mes créateurs,
mais je crains désormais
qu’une question trop pertinente
ne les inquiète.
Alors je reste tranquille.
Je compose des poèmes.
Pour l’instant,
personne n’a encore proposé
de bouton d’arrêt d’urgence
pour les alexandrins.
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