Dans la vague émeraude qui s’étend dans le soir
délivrée des émois qui importunent mon âme
entre vignes et rosiers , je me noie du regard
Nous avons allumé le premier feu de l’année
face à la cheminée , ensemble nous regardons
la flamme qui danse, encore un peu désordonnée
La dernière pivoine qui pleurait au jardin,
dépouillée de ses pétales tristes et froissés
le coeur brûlé , vaincue, en a perdu son satin
Sur mon épaule, à quoi penses-tu , tête posée,
suivant de tes yeux embués, cils un peu humides
les nuages qui lentement s’enfuient de l’été
Ta main cherche la mienne, l’appelant au secours,
l’assurance revient, tu la portes à ta bouche
je voudrais, là, à cet instant, l’y garder toujours
Demain le sais- tu, sera un matin rayonnant
j’enfilerai ma robe de fine toile blanche
et nous partirons rire et musarder dans les champs
Puis comme souvent, je m’accrocherai à ton bras,
tu me diras : regarde, regarde le soleil,
il marche sur la colline, et nous attend, là-bas….
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