Les Soirs
Les soirs, justes et passionnés d’amour,
Je les veux.
Si vieux avec leurs rayons d’or ferments.
Si la brume dans les récifs prolonge le feu…
J’attends son embardée!
Azur d’atmosphère une centaine de rayons de soleil
Nuageux sur les archipels,
Vous regardent du firmament!
Une centaine de nuages en mouvement,
Dans l’immense sublime, sous le vent de vaines agitations,
Forment d’inimaginables accords
Dans le cadre de leurs ondes.
A des intervalles de flammes pâles,
Comme si quelque géant de l’air, au milieu des vapeurs,
Brandissait une soudaine épée,
Cette musique me perce les flancs.
Le soleil dans la magnifique baie
Garde le moi triste;
Et à distance fixe, comme une coupole d’or,
Le toit de chaume d’un lit d’enfant
S’embrase d’un coup d’œil;
Et sur le flou de l’horizon se joint son combat avec la brume;
De la floraison sur les champs
Il se bloque au travers du firmament de la piste balayée d’ombres blanches,
Où un énorme crocodile avec un vaste dos,
Une triple rangée de dents pointues,
Glisse tel une lueur.
Puis monte un palais,
Puis l’air vibre
– la vision s’enfuit.
La peur, édifice nuageux,
Ruine immense dans les fragments,
Parsème le ciel, et chaque icône
Pointe vers le bas,
Les froids généreux, comme des montagnes renversées
Soulèvent mon dos.
Des vapeurs, avec leur plomb, or, fer et bronze luisent,
Murmure rauque,
Et rêvent de la nuit…
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