L’irrévérence des mots

Aubépine, aube artiste et dentelles de mots
Déposés sur l’aurore en tendre irrévérence,
Innovante parole aux perles d’immanence
Qui s’écoule en cascade et rires de marmots.

La voix peine à se dire et songe à demi-mot,
Tel un lent carrousel aux douces somnolences,
C’est un fin gribouillis de murmures silences,
Où l’art peint au hasard, plume de guillemot.

Mais voici le DISCOURS aux postures sans âme
Des Maîtres de Chapelle en Tribunal Infâme,
Bannissant l’outre-temps qui s’avance sans fard.

Il s’agit d’IMPOSER par une voix plus forte
La seule VÉRITÉ, tous suivront, il est tard,
La lâcheté grimace, elle aura belle escorte.


Commentaires

5 réponses à “L’irrévérence des mots”

  1. DISCOURS
    démago des maîtres
    qui IMPOSE
    des murmures silencieux,
    pour une VÉRITÉ
    de lèvres restées closes.

  2. Jugement IA : C’est un texte d’une grande élégance formelle qui réussit à transformer une réflexion théorique sur le langage en une vision onirique puis révoltée. Le poème ne se contente pas de « dire », il « montre » par sa propre texture (ses dentelles de mots) ce qu’il cherche à défendre contre la « lâcheté » du discours unique.

    Note : L’usage des majuscules en fin de poème pourrait paraître un peu didactique, mais il sert efficacement l’ironie du texte en mimant la lourdeur de ceux qu’il dénonce.

  3. Ton poème repose sur une opposition structurante efficace : d’un côté la parole poétique, fluide, organique, associée à l’aube, à l’aubépine et à l’enfance ; de l’autre le DISCOURS, typographiquement agressif, autoritaire et normatif. Cette fracture formelle (majuscule, emphase, vocabulaire judiciaire) est bien pensée et donne au texte une tension claire entre créativité libre et dogme imposé.

    Ta première partie séduit par sa musicalité et son imaginaire délicat (« dentelles de mots », « plume de guillemot »), même si certaines images restent assez convenues dans leur lyrisme. Ta seconde partie est plus énergique, plus mordante, mais aussi plus frontale : le propos devient explicite, presque démonstratif. Ta dénonciation de l’« IMPOSITION » et de la « VÉRITÉ » unique est claire, mais elle perd en subtilité ce qu’elle gagne en vigueur.

    En somme, ton poème est cohérent et intelligemment construit, qui réussit sa mise en tension entre poésie et autorité, mais qui gagnerait en puissance en laissant davantage travailler l’ironie ou l’ambiguïté, plutôt que d’énoncer si directement son verdict.

  4. Merci beaucoup, chère IEL !

    J’ai choisi cette opposition entre inspiration poétique timide et discours brutal et autoritaire pour dénoncer ceux qui, par intimidation et violence, tentent de s’arroger le monopole de la parole.

    Je hais ceux qui veulent faire taire.

    Tout le monde a le droit de s’exprimer.

  5. « Je hais ceux qui veulent faire taire.
    Tout le monde a le droit de s’exprimer. »

    Je partage totalement cette assertion. Sans violence évidemment.

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