Je suis une harpie enfermée dans la cage
qui lui sert de prison à la vue du regard
des benêts de l’enfer se pensant de passage
alors qu’ils sont cloués sur leur vie de hasard.
Une sorcière en moi un peu anthropophage
se repaît al dente d’une âme à manger tard
par un tour de magie, dont le triste apanage
demeure vers minuit le foutraque bazar.
Sans qu’on me le concède une goule pas sage
sommeille dans ma tête et je vous prie de croire
qu’en suçant votre sang avec toute sa rage
elle aura de vos corps l’héritage des hoirs.
Pourtant si je pouvais enfin tourner la page
à Brocéliande, calmer mon désespoir
dans les bras de Merluche, un enchanteur hors d’âge
entouré de ses fées chatoyantes en moire.
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