Je veux de l’idéal retrouver l’harmonie
dans la sphère céleste où file mon étoile
qui éclaire mon âme au cœur de cette nuit
vers l’ailleurs de l’esprit quand le corps met les voiles.

Une folle équipée projette sur la toile
le désir sensuel pour qui aime la vie
d’un film au ralenti faisant dresser les poils,
l’émotion palpable au soir des ressentis.

Malgré le temps qui passe en cette année bénie,
je m’enchante un instant, transi jusqu’à la moelle,
du bonheur absolu sublimant mes envies.

Tu vois que malgré tout en spectateurs ravis
de notre impéritie à attiser le poêle
nous nous réchaufferons sous notre ciel de lit.

 


Commentaires

2 réponses à “Mon idéal”

  1. Charles Jeanne

    Je veux du frigidaire retrouver l’harmonie,
    dans la sphère glaciale où dort mon vieux boudin,
    qui éclaire mon ventre au cœur de l’insomnie,
    vers l’ailleurs du jambon quand le pain met les mains.

    Une folle équipée projette sur la toile
    le désir ménager d’un torchon qui s’ennuie,
    d’un film au ralenti des lessives sans poils,
    l’émotion lessivable au soir du repassage.

    Malgré le temps qui passe et le linge en sursis,
    je m’enchante un instant — froissé jusqu’à la moelle —
    de ce bonheur tiédi, parfumé aux oublis.

    Tu vois que malgré tout, pauvres apprentis sages,
    de notre impéritie à rallumer la poêle,
    nous nous réchaufferons… au fond du frigo-lit.

    Et tchat dans l’ciel de lit !

  2. Charles Jeanne

    Remplacer « repassage » – 8ème vers – par « ciel de lit ».
    Ce sera plus drôle et plus en rime.
    Et tchat pour l’imprécis qui se croyait ce soir pouët.

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