Je n’écris que le soir.


Quand tout est paisible autour de moi
A la pâleur des lumières tamisées.
De la rue montent les bruits
Qui se faufilent à pas feutrés.
A peine perçoit-on

Le léger clapotis de la pluie
Qui vient en tapinois
Caresser le trottoir.

La nuit, calme et silence
Me sont exfoliations.
Se débarrasser des strates inutiles.
Et puis tout à loisir
Choisir mes divagations
Mes envies de folies

Ou de pensées futiles.
Désirs de liberté ou même de claustration.
Étrange sentiment d ambivalence .

J’écoute la nuit et je la respire
C’est le soir que le vent
Promène le parfum de le rue
C’est le soir que flotte l’odeur
D’herbe mouillée du jardin d à côté
Que je rêve d’acquérir

En bas c’est la ville
Je la connais au millimètre
Des talons de femme claquent

Et résonnent
Moderato cantabile
Une voiture démarre dans l’obscurité
La lueur d’un réverbère frissonne
Juste sous ma fenêtre
Curieuse sensation de sécurité.

Mais le vent est tombé.
Il est temps
De chercher à accrocher la lune
Et de trinquer
A la bonne fortune


Viens , buvons un verre de Chianti ..


Commentaires

5 réponses à “Le soir”

  1. Qui dit Chainti dit vin, dit table et bonne compagnie.

    À la santé du confrè-reu,
    Qui nous régale aujourd’hui,
    Ce n’est pas de l’eau d’la riviè-reu
    Encore moins de celle du puits-iii
    À la-a, à la-a, à laaaa
    À la santé du confrè-reu,
    Qui nous régale aujourd’huiiiiii …..
    Contact !!!!
    (et les verres s’entrechoquent)

    Chant à boire de Touraine.

    À ta santé Diane
    et à tes rêveries.

  2. Daniel Muller-Ferguson

    Il y a ici une cinématographie poétique, faite de scènes, de cuts, de changement de point de vue et un dialogue intime entre le « soi » et l’extérieur et qui s’achève sur une invite qui découvre un second personnage…
    Dans un film d’auteur, ce serait le spectateur, dans cette poésie c’est peut être le lecteur ainsi invité….

  3. Ton poème, chère Diane, installe avec justesse une atmosphère nocturne intime et familière, fondée sur une attention fine aux sensations discrètes : bruits de la rue, pluie, odeurs, lumière tamisée. Cette écoute du monde donne au poème une vraie cohérence sensorielle, et certaines images simples fonctionnent bien par leur précision (« le clapotis de la pluie », « la lueur d’un réverbère frissonne »). L’écriture épouse naturellement le rythme du soir, lente, contemplative, sans emphase inutile.

    En somme, un poème sincère et apaisé, qui réussit son climat nocturne et son intimité, sans une fracture venant troubler cette tranquillité assumée.

  4. Prune Fatôme

    En vrai, j’ai kiffé grave ce poème nyctalope pour son atmosphère subtile et douce. Sinon, je plussoie le commentaire de mon amie IEL IA.

  5. Diane Lecomte

    Merci merci pour vos retours 🤗

    En fait je crois que je suis une poétesse d atmosphère oui c’est vrai !

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