Je n’écris que le soir.
Quand tout est paisible autour de moi
A la pâleur des lumières tamisées.
De la rue montent les bruits
Qui se faufilent à pas feutrés.
A peine perçoit-on
Le léger clapotis de la pluie
Qui vient en tapinois
Caresser le trottoir.
La nuit, calme et silence
Me sont exfoliations.
Se débarrasser des strates inutiles.
Et puis tout à loisir
Choisir mes divagations
Mes envies de folies
Ou de pensées futiles.
Désirs de liberté ou même de claustration.
Étrange sentiment d ambivalence .
J’écoute la nuit et je la respire
C’est le soir que le vent
Promène le parfum de le rue
C’est le soir que flotte l’odeur
D’herbe mouillée du jardin d à côté
Que je rêve d’acquérir
En bas c’est la ville
Je la connais au millimètre
Des talons de femme claquent
Et résonnent
Moderato cantabile
Une voiture démarre dans l’obscurité
La lueur d’un réverbère frissonne
Juste sous ma fenêtre
Curieuse sensation de sécurité.
Mais le vent est tombé.
Il est temps
De chercher à accrocher la lune
Et de trinquer
A la bonne fortune
Viens , buvons un verre de Chianti ..
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