Je vis dans un pays où la mélancolie
n’est jamais de saison et bannit la mort lente
qui enterre ses fruits tombés en vaine rente
de cette nostalgie dont l’âme fait son lit.

Le rêve d’un ailleurs vers des contrées arides,
quand le sang indigo coule sans avenir,
n’émousse pas l’amour exaltant les soupirs
des cœurs endimanchés aux esprits apatrides.

L’horizon dégagé sur un soleil d’automne
emprunte sans souci l’or des vies de passage
à ce qu’il faudra bien imprimer de cretonne.

L’imagination rivalise au-delà
des vérités passées, de l’impuissante rage,
avec cette folie enchantée d’entrelacs.

 


Commentaires

2 réponses à « Le pays où je vis »

  1. Incapable je suis, et m’en bats la casquette,
    d’un texte de ce ton et cette qualité.
    Bravo Prune.

  2. Diane Lecomte

    C’est vrai que c’est bien . Très bien même.
    Mais pourquoi toutes ces pensées de carème
    Tu nous convierais à ta crucifixion
    Que tu ne t’y prendrais pas d’une autre façon !

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