« Siffle et flotte
je siffle sous la flotte
les marches de pierres foulées sont glissantes
l’oiseau qui se précipite passe au-dessus de ma tête
mon pardessus est trempé
plus bas, l’Anglin se jette
un angle différent
j’ai peur de cette eau qui me remplit
je secoue les pieds
mes bottes en touche
je vais rentrer
mais la pierre de mes os est fragile
et je découvre le poids de mon corps
qui plante mon axe en rotation
mon regard se trouble
il pleut l’oxygène que le poisson adore
ses petits yeux
ses moustaches
je ne sais plus si je suis dessus ou si je suis dessous
à l’intérieur de moi ou à l’extérieur du monde
mes brassées
l’eau qui roule
le moulin, la truitelle et l’écrevisse
les souvenirs d’un château et d’un feu d’artifices
le vent dans l’embrasure
une marche qui servit de seuil
des cheveux longs
tout est bleu
et mes yeux hésitent entre l’oiseau et le poisson
si je rencontrais la matière entre les deux…
en attendant, je sifflote »
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