Formidable lagune à la pointe du jour
Où des roseaux pensants s’égarent en riant
Du peu d’aménité pour ces êtres trop sourds
Au chant des orphelins qui pleurent dans le vent.
Et voilà que la mer dans un ressac ultime
Sur des rochers de marbre à la pointe du temps
Y va de sa colère en son âme sublime
Face aux enfants de rien qui verseront leur sang.
Je ne reverrai plus les mal-aimés de tout
Vers quoi l’humanité avec parcimonie
S’affranchit du futur par ses fantasmes fous.
Alors en un sursaut de pessimisme amer
Je me projette enfin réclamant l’utopie
Pour les pauvres damnés d’une invivable Terre.

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