Après avoir erré sur des mers étrangères
où ma voile faseye en recherchant le vent ;
quand le mât de misaine aux abonnés absents
m’empêche de rêver pour jamais à la terre ;
j’aimerais que l’amour sur mon bateau corsaire
regonfle la grand-voile et transporte ma coque
parmi les goémons sans souci de l’époque
qui les avait forclos dans l’eau, ces univers
dont je veux prolonger par un souffle de vie
les battements de cœur faisant vibrer le foc
si petit à border avant que la vigie
sur un ton plein d’espoir annonce qu’à bâbord
elle assiste au ballet d’une troupe de phoques
à l’unisson de nous, les saints Jean bouche d’or.
Laisser un commentaire