Cette rivière, dont le lit
recouvert par une eau bénite,
regorgeait d’or et de pépites
bien assez pour toute une vie.
Moi, l’orpailleuse de l’amour
j’attendais que ma concession
filtrât l’enjeu de ma passion
à l’aune de mon cœur trop lourd.
Et c’est sur la rive opposée
que le gaillard, qui ratissait
le même filon d’hyménée,
troqua le jaune pour le rouge
du sang vif qui nous transportait
sur la couche d’un très vieux bouge.
Laisser un commentaire