C’est la nuit , chaude, immatérielle.
Inespéré, craque un éclair
Pendant un moment il efface le ciel,
l’astre de la nuit et toutes les lumières
Les flaques se remplissent des lampes de la rue
encore si pleine des nues.
Des étoiles filantes se glissent entre les feuilles
de mes arbres qui les recueillent
Tête et regard perdus dans la Voie Lactée
je pense à eux là bas, si éloignés
Ils me regardent de leur tendre silence
Leur reflet m’éclaire et adoucit l’absence
La grande ourse me fait un clin d’œil en coulisse
et pour me saluer, figure complice,
clignote doucement
m’envoyant ses messages apaisants
A l’aube, le sourire à présent bien luné
apaisée, je pourrai commencer la journée
Il y a deux nouvelles fleurs ce matin
Sur le jasmin au fond du jardin
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