Après toutes ces nuits à combattre le feu
en attendant l’éclair qui dévasterait tout
par sa grêle de dards, j’ai compris tout à coup
que les ombres portées ne portaient plus les cieux.
Sur une couche humide où baigne l’insomnie
les premières lueurs d’une aube qui annonce
l’aurore et son soleil qui jamais ne renonce
nous brûlera la peau et la mélancolie.
La sapinière aussi où je jouais enfant
brûle depuis minuit avec mes souvenirs.
La Nature s’en fout d’emporter tous mes rires,
elle se régénère, elle en a tout le temps.
Mais pas moi.
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