Il n’est nulle tristesse qui ne s’évapore
dessous un ciel si bleu que le soleil dévore
entre les bras câlins des arbres centenaires
là-bas, au diable vauvert, au pied du calvaire

 

Il faut alors prêter garde aux petites voix
et puis lever la tête bien haut sur la croix
respirer le vent qui diffuse les arômes
mâtinés de thym, d’humus et de cardamome

 

L’esprit vide, en vagues lentes, le cœur s’emballe
une profonde paix timidement s’installe
les uns après les autres tous les sens s’éveillent
dans un silence ouaté qui perce l’oreille

 

Car la solitude a ce goût presque parfait
de mélancolie et de bonheur emmêlés
instant précis où naissent les sensations
au chant fabuleux et plaintif de l’alcyon.


Commentaires

4 réponses à « Sensations »

  1. L’administrateur

    Un de tes meilleurs poèmes où souffle un zéphyr délicat. Point de melancolie poissarde, mais une petite musique enchanteresse.

  2. Diane lecomte

    Merci administrateur.
    J’en suis ma foi assez fière, ce n’est pas tous les jours
    que les sensations positives prennent le dessus…
    Alors je ne boude pas mon plaisir lorsque une paix même
    éphémère s’installe…!

  3. Daniel Muller-Ferguson

    Ce n’est pas l’éloge de la solitude mais celui, plutôt, de la sagesse…

    Dans un poème d’une très grande tenue poétique. Bravo !

    1. Merci Daniel !

      la solitude …ça n’existe pas….
      n’est ce pas ?

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