J’ai un très vieil ami qui me fait ,en confiance,
souvent part de ses confidences,
Ignorant que je connais bien, et c’est cocasse
sa naïve maîtresse, ma voisine d’en face
Qui, et c’est mon humble avis, subit trop asservie
de ce triste sire les moultes duperies
le bavard , se mettant en outre ,en situation de danger imminent
en racontant partout ses exploits du moment
Relatant complaisamment à l’une et l’autre chaque jour
-pleinement satisfait de jouer des bons tours –
les mêmes faits et les mêmes extravagants récits
mais hélas ne se souvenant plus à qui il les a dit
Ainsi d’une banale et sans importance histoire,
au détour d ‘un propos complètement dérisoire
de tarte meringuée au citron
qui faillit bien se terminer à coups de poêlon
Un autre jour – je n’en crus pas mes yeux-
lorsque l’ami, de détails peu parcimonieux
assis à mes côtés dans ma petite voiture
et me narrant ses dernières aventures
Exhiba fièrement la grosse bagouze
destinée à sa soupçonneuse épouse
bijou choisi avec soin chez les chinois du net
pour quelques maigres sous sur sa tablette
Je le pressai de dire ce qu’il allait offrir
en retour à sa fidèle amie – un saphir ?
en remerciement de sa patience
et cadeau de sa trop grande tolérance
Elle? mais enfin puisqu’ »elle » je l’aime:
alors rien d’autre que moi même !
s’esclaffa en riant le triste goujat
qui ne plaisantait même pas
Je l’éjectai illico presto hors mon l’habitacle
indignée de ce pitoyable spectacle
que donnait ce mufle pas très économe
en tous les cas de sa chère personne
Il ne moufta pas . Et fit profil bas
car, connaissant mon goût pour la caverne d’Ali Baba
il savait qu’en matière de pierreries
je ne rigole pas …avec la radinerie !
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