Dans l’étroitesse de son écorce
l’arbre sec achève de brûler
bombe désespérément le torse
sanglote sa force emprisonnée

La sève suinte et gonfle son bois
injecté de marbrures nouées
comme prisonnière d’un carquois
cruel, qui la retiendrait figée

Quelques feuilles privées de couleur
vacillent ruisselantes, sans charme
trop éclaboussées d’une langueur
que l’orée de l’automne désarme

Emue, j’ai vu sur le sol humide
s’accoupler deux petits chats sauvages
ils prolongeaient un été splendide
sentant venir la fin du voyage

 

 


Commentaires

5 réponses à « Equinoxe »

  1. Je n’irai pas par quatre chemins. Je serai même brutal ! Sans concession. La vérité avant tout : ton poème est excellent !

  2. Diane Lecomte

    Je te pardonne 😉
    Je fais mon possible….^^
    ( merci)

  3. À l’impossible nul n’est tenu et ce possible nous satisfait entièrement.

    1. Diane Lecomte

      Grand merci Charlie
      ça me suffit aussi ^^

  4. Daniel Muller-Ferguson

    Puissant contraste entre la mort et la promesse de vie. Quand la nature se fait théâtre d’une éternelle lutte.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

The maximum upload file size: 8 Mo. You can upload: image, audio, video, document, spreadsheet, interactive, text, archive, code, other. Links to YouTube, Facebook, Twitter and other services inserted in the comment text will be automatically embedded. Drop file here