Je m’en irai tantôt chercher un avenir
et troquer le réel contre un peu d’idéal,
car tous les dictateurs qui polluent mon taqdir
m’empêchent de rêver — aurores boréales !
Je ne suis pas gourmande et j’aimerais céans
retrouver le parfum des fleurs énigmatiques
poussant à la volée quand la flûte de Pan
souffle dans le bocage sur un air béatique.
Sans vouloir offenser les moutons de Panurge,
je pense que l’espoir vaut un bon coup de cidre
libérant mes pensées et j’avoue que ça urge !
Sinon je reprendrai le cours d’une existence
vouée au désamour sous la coupe de l’hydre
qui se complaît encore à nous grever la panse.
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