Rien ne sort de mon âme devenant le refuge d’un monde jonché d’errances. Je n’ai plus qu’à chercher du côté de l’absence où va ma préférence. Car de l’absence, je suis l’amant des profondeurs de sa mer où je nage à l’abri de ses flots. Et je me peuple alors de tout ce que j’y puis trouver. Je ne me prive pas de rassembler les charmes qui forment les squelettes des monstres invertébrés de la pensée perdue. Je suis de la substance où mon âme s’abîme.
Rien ne sort de mon âme
Commentaires
3 réponses à “Rien ne sort de mon âme”
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L’absence est le pays préféré des poètes…
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Très beau texte par sa concision et son incarnation.
Sur le fond, je crois en l’absence si elle se prolonge d’utopie.
L’absence c’est rester fidèle à une certaine vision du monde,
l’utopie c’est rester vivant.
Écrire n’est pas seulement conserver ou pleurer,
il y a dans l’écriture une utopie propre :
transformer une perte en une forme partageable.
Se donner de l’espoir.
À très bientôt j’espère. -
Quand la prose devient musique, incantation…
Il y a de la magie dans l’écriture, ombre d’une ombre, écho d’un souffle.
Et une présence, qui ne peut disparaître, puisqu’elle n’existe pas.
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