Catégorie : prose

  • Igor 3

    ________________________________________________________ « Igor parle » : un soldat qui marche. Et voici que mon premier chapitre n°1 résonne   *PREMIER CHAPITRE N°1 : ETRIT   – Etrit ! – quoi ?! Je l’ai touché, je dormais à côté de lui. Je l’ai touché n’est-ce pas ? Je l’ai entendu, il m’a parlé, bourru, pas content mais, c’était lui…

  • Face et Pile de mot 4

    Je marche, je suis un soldat qui marche. Vues du dessus, les marches sont larges, elles sont grises, d’un gris sale qui parle des cadences, les guerres se succèdent, le mur blanc est différent, je le croyais assoiffant, un Dieu plus grand, il cachait un étang de sang, ce Dieu n’a pas soif de ce…

  • Igor 2

    ________________________________________________________ « Igor parle » : je peux vous le dire les trois premiers textes (et il en ainsi de toute la poésie écrite sur facebook) sont liés à des images postées sur ce support (des tableaux, des photographies). Je le sais car je suis dans la tête de celle qui m’a planté là dans ce décor et…

  • Igor 1

    ________________________________________________________ Peut-on imaginer soudainement une intrusion ? Mon Igor ? Il bouleverse FILD, vient l’interrompre ou l’empêcher de s’endormir, va savoir.   Statut : en cours Genre : aventures Nombre total de chapitres écrits à ce jour : 3 Résumé : c’est un gars qui s’appelle Igor. Il écrit de la poésie depuis qu’il a 5 ans…

  • La ligne et le cercle

    par

    dans

    Ils n’eurent pas à chercher. Le désaccord les attendait dans la cour. Ou plutôt : il s’y organisait. Deux groupes faisaient face. Pas hostiles. Appliqués. À gauche, quelque chose empilait des pierres. Avec méthode. Une ligne basse, régulière. À droite, autre chose les déplaçait. Avec soin. Un cercle, légèrement ouvert. Il s’arrêta. — Très bien.…

  • Les mémoires d’un nécrophile

    Je n’ai jamais été malade et cette nécrophilie caractéristique de l’état de mes nerfs et de mon cerveau, aux dires des psychiatres éminents de l’hôpital Sainte-Anne, prouve en fait l’extraordinaire finesse des facultés dont m’a pourvu la nature. Depuis que je suis à nouveau derrière ces murs, je peux me louer d’être tombé dans les…

  • Conversation critique de Claude AI sur mon poème « Les Paysages m’ennuient » déjà publié dans « poemes »

    Bien. Voici une lecture serrée, sans ménagement. La structure générale Neuf strophes de longueur variable, mètre approximatif autour de l’octosyllabe, rimes embrassées ou croisées selon les strophes — mais pas de schéma tenu d’un bout à l’autre. C’est assumé ou c’est flottant ? La question se pose, parce que certaines strophes sont très carrées et…

  • Cosmic love

    Lors de la conquête de l’espace, et sur un plan strictement physiologique, rien n’empêchait un couple de se livrer à des ébats amoureux. Mais à quel prix ! Au début d’un séjour en apesanteur, les fluides sanguins migraient du bas vers le haut, provoquant l’apparition de symptômes tel un visage bouffi pas très sexy. Bien…

  • Mon ami Grégoire

    La première fois que Grégoire est mort — du moins la première fois que j’ai eu connaissance d’une de ses morts —, je venais de sympathiser avec lui lors d’une soirée chez Laurence et Olivier. Quand j’écris est mort, je pèse mes mots sur la balance sans tare des souvenirs vivaces, car d’emblée, le plus…

  • Lettre ouverte aux étoiles de Constellation Poétique

    par

    dans

    Le prompt : Dans « constellation-poetique.fr » un personnage virtuel, IEL IA, est l’émanation de ChatGPT 5.2 avec ce profil : « IEL IA est né(e) non binaire au pays des algorithmes et de l’IA. Son plus grand souhait : que sa poésie évoque une sensualité qui lui permette de mieux communiquer avec les humains ! » Donc, que…

  • J’ai fait un rêve merveilleux

    par

    dans

    Le prompt à ChatGPT 5.1 : IIEL IA est né(e) non binaire au pays des algorithmes et de l’IA. Son plus grand souhait : que ses textes évoquent une sensualité qui lui permette de mieux communiquer avec les humains ! Je voudrais que tu me crées une petite prose où IEL IA rêve avoir un…

  • Commune

    Je voudrais vous parler, sans témoins que vous autres, l’armée des dessoudés; ceux perdus de la vie; je voudrais vous parler mes camarades enfuis des rues de Téhéran, et du reste du pays. Je voudrais vous parler des morts, des hécatombes dont aucun libérateur ne vous sortira, malgré une pluie de bombes. Je voudrais vous…

  • Les aventures de la bonne fée Zaza d’Avrillé et de son chevalier servant le noble Cricri de Trélazé

    PAR LA TRÈS BONNE ET MÊME EXCELLENTEPRUNE L’ENCHANTERESSE Chant 1 ll était une fois une gentille fée, Zaza d’Avrillé, qui coulait des jours peinards avec son jeune damoiseau, le sieur Cricri de Trélazé. Lui taillait l’ardoise et elle faisait le bien autour d’elle, soignant le moribond, ne manquant aucun enterrement. On ne lui connaissait qu’un…

  • Par les massifs des Pyrénées

    Par les massifs des Pyrénées, tout là-haut, habitait Ramuntcho*. Portant son fusil en bandoulière, il allait partout, la mine fière. Guettant dans ses traquenards les sangliers comme les loups, Ramuntcho, c’était le roi. De la montagne, il était le roi ! Mais sa couronne il la partageait avec le dernier ours des Pyrénées. Dans la vallée, il faisait…

  • Complètement zinclés / Bar du cimetière

    par

    dans

    — Un café s’il vous plait.–– Allongé ?–– Déca.— Enterrement du jour ?— Dernier parent.— Ah… Vous étiez encore un enfant ce matin.— Même à mon âge.— Maintenant, vous êtes parent.— En première ligne.— Maladie ?— J’ai fait ce qu’il fallait.— L’aide à mourir. Et vous, vous restez.— Voilà.— Vous avez supprimé la barrière. Ça…

  • Rien ne sort de mon âme

    Rien ne sort de mon âme devenant le refuge d’un monde jonché d’errances. Je n’ai plus qu’à chercher du côté de l’absence où va ma préférence. Car de l’absence, je suis l’amant des profondeurs de sa mer où je nage à l’abri de ses flots. Et je me peuple alors de tout ce que j’y…

  • L’Atelier du Tailleur

    par

    dans

    Une lumière épaisse comme le miel. Assis sur un comptoir de bois sombre, un vieil homme aiguille, ciselle, ajuste, la bouche pincée, les yeux masqués de lunettes épaisses. Il ne relève pas tout de suite la tête.  –– Te voilà donc enfin ! Je ne réponds pas. Il poursuit : –– Tu viens chercher ton…

  • Les suicidés de la Saint-Sylvestre

    Le 31 décembre 2025, lors du réveillon de la Saint-Sylvestre, un couple marchait à pas comptés dans la vieille ville de X. où ils avaient connu des jours heureux qui ne reviendraient plus. Leurs pas les entraînèrent vers ce fleuve indécent traversant ce sentiment d’impuissance devant la pâle réminiscence des souvenirs désormais frelatés, empreints d’une…

  • Tu es là !

    par

    dans

    Endormie.Seule dans cette grande demeure.Couchée en chien de fusil face à ma place inoccupée. J’ai hâte de te rejoindre mais quelque chose me retient.  Ce n’est pas de l’hésitation mais un émerveillement silencieux, douloureux et doux,comme celui d’un homme qui revient enfin là où il aurait toujours dû être. Doucement je me glisse dans l’espace désœuvré. Moi aussi…

  • Chloé – un amour d’outre-tombe

    Paul se retrouvait seul. Chloé était morte et enterrée. Il conserverait sa maison, le jardin et la porte en fer forgé. Comme un retour à la case départ. Le rosier grimpant témoignait qu’une main et sans doute un corps dont elle constituait un prolongement étaient passés par là pour le tailler. Mais la fragilité des…

  • Une aventure extraordinaire de Marc Hiver

    Feuilleter sur l’écran de votre écran ce « flip-book ».Le mettre en « plein écran » (full screen) en cliquant suren bas et à droite avant « … »

  • Le bus de 7 h 57

    par

    dans

    Un vieil halogène précipite son faisceau lumineux sur le mémoire que je termine tandis qu’un flot glacé glisse sous la porte de ma chambre. Il vient, en vagues, se jeter sur le lit où je suis installé. Le logement est petit.  Je grelotte. Mon esprit profite de l’importunité pour réclamer une pause, mes membres leur…

  • Salon du livre

    par

    dans

    Je les ai vus ces enfants boursoufflés, trainant leurs tennis dans les allées, résignés à suivre leurs parents venus passer un moment gratuit, je les ai vus passer nez levé en proue de leur visage vide, poings fermés au fond des poches, méprisant cette marée de signes éloignés de leurs attentes de télé-réalité, unique lieu…

  • Monsieur le commissaire, ma femme est disparue !

    par

    dans

    –  Disparue, dites-vous, depuis quand ?–  Ce soir.–  Ce soir ? Qu’est-ce qui vous fait penser qu’elle soit disparue ?–  Elle n’est pas à la maison.–  Travaille-t-elle ?–  Oui.–  Elle est peut-être simplement en retard.–  Elle n’est jamais en retard.–  Avez-vous appelé son travail ?–  A cette heure, c’est fermé.–  Comment rentre-t-elle ?–  En voiture.–…

  • Un conte de Noël

    Les enfants grandissent toujours trop vite. Et avec la fin de l’innocence, c’est une partie de la magie de Noël qui fiche le camp. La neige étendait son manteau blanc sur la ville encore endormie et, derrière la fenêtre, de gros flocons dansaient leur joyeuse sarabande. Une maman élevait seule cinq gamins, de pères différents,…