Larmes de psautier
A Jean Ray
Tu es l’onde qui court au-delà du malheur,
Mes larmes de pitié, le vent fou les ramasse,
L’éternité est le cœur de son arc
Tu es mon faux semblant, ma bannière
L’arc-boutant d’un serment de métal
Mes larmes de piété, le vent fou les ramasse
Tu es le ponant et l’aboutissant
Ouessant de zénith, embrun de boussole
Mes larmes de piquier, le vent fou les ramasse
Tu es marbre, tu es de Carrare
Mes larmes de figuier, le vent fou les ramasse
L’indocilité mange ma cuisse
Tu es prison, tu es labyrinthe
Tu es poison, tu es absinthe
Mes larmes de potier, le vent fou les ramasse
Mes larmes de psautier, le vent fou les ramasse
De Mayence à Louviers je cherche ton nom
Dans le ventre des pavés que la lune décore
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