Ce soir, il n’y aura pas Septembre

Ce soir

Il n’y aura pas septembre

Tu seras là dans l’ombre d’une chemise

Blanche

Une cigarette à la bouche

Tes lunettes couronnent l’instant

Ce matin triomphant

Que nous n’aurons jamais

Que nous avons tant rêvé

Qu’il a fini par exister

 

Ce soir

Une chanson sans paroles

Fredonnée par un trombone

Dessine la volute

De tes seins

 

Une gitane bleue

Arpège l’envie

Je suis nu et porte un chapeau

Noir

Ta tête sur ma cuisse posée

Contrebasse ma respiration

 

Ce soir

Nous sommes jazz

Ailleurs dans l’infini d’un solo

Qui s’égare

Nous savons depuis désormais

La musique improvisée

Qui nous attend

Qui nous rend l’âme violon

Et les larmes blanches pointées

allongent le temps d’y croire

 

Ce soir

Je suis tu

Tu es moi

Me suis tu

Ton émoi

 

Es tu sûre

De moi ?

Autant que je crois

en toi…


Commentaires

2 réponses à “Ce soir, il n’y aura pas Septembre”

  1. Je suis fan de la forme,
    enthousiaste de l’écriture.
    Respiration,
    rythmique
    et mélodie
    façonnent d’une une nouvelle fraîcheur
    l’éternelle aventure.

    « Nous sommes …
    dans l’infini d’un solo  » !!!!!

  2. Diane Lecomte

    Hélène n est jamais bien loin …
    Mais si, elle t’aime !

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