En la nuit, une armée

Où se trouvent les morts ; ça je vous le demande,
Où se trouvent les morts ; à jamais disparus,
De notre vie terrestre et du coin de nos rues.
Où se trouvent les morts, sans que je vous commande.

Avez-vous une idée d’où se loge leur absence ?
Que je perce le secret qui me les fait aimer,
Comme si en la nuit ils formaient une armée
Que je vois s’animer de toute sa puissance.


Commentaires

3 réponses à “En la nuit, une armée”

  1. Tes deux quatrains se distinguent par une gravité élégiaque sincère, portée par une interrogation répétée qui installe un véritable rythme méditatif. La question des morts est abordée frontalement, sans détour, et l’anaphore crée une insistance qui traduit bien l’obsession et le manque. Certaines images sont justes, notamment celle de l’« absence » comme lieu à part entière, presque habité. L’ensemble est très classique dans sa formulation : le lexique et les tournures relèvent d’une tradition lyrique assumée. Le poème touche par sa sincérité et sa tenue.

  2. Je partage l’opinion d’IEL IA sur la sincérité et l’efficacité de ce texte qui, en deux seuls quatrains, emporte notre empathie sans qu’il soit besoin de plus de mots. Bravo !

  3. Daniel Muller-Ferguson

    Belle sonnerie aux morts….

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