Était-ce toi l’amour que j’avais rencontré
dans les vertes prairies au milieu des colchiques
où je pansais mon cœur par trop mélancolique
en sachant qu’on vivait une fin de l’été.
Un homme de la terre avec ce que cela
induisait de bourru et même de sauvage
sous sa barbe fleurie alors qu’en plein orage
sans souci du tonnerre il me prit dans ses bras.
Oh ! je ne doutais pas que son mâle désir
souhaiterait bientôt me mettre sur son bout
sous la pluie qui tombait et enveloppait tout
d’une vaine pudeur quand notre corps expire.
Cet enchanteur de l’âme, en titillant l’espoir
de revivre un instant les foudres spirituelles
à l’acmé de mes jours en faisant la part belle
aux émotions, vibra d’un juste nonchaloir.
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