Je viendrai demain
manger
ta lumière au ponant
déchirer la dentelle de tes vœux
voler la poussière des légendes
et le bois sec des tourments
Je viendrai toujours
à l’aube
quand le bleu des envies
se morfond dans l’iris de tes yeux
et que meurent toutes les chansons
toutes sans exception
Je viendrai encore
même mort
ou si vieux de jardins
que les roses m’auront oublié
dans l’ingratitude des rouges
et l’indifférence des mois meurtris
Je viendrai si tu veux
orfèvre des perles de rosée
maquignon des cavales folles
orphelin d’un avril
et cependant les mains tachées d’opprobre
dans l’amertume cannelle d’un serment
Trois plumes de ciel
dans les nuages tiroirs
une boite à sel
dans l’armoire qui se fait gendarme
sous un horizon de redoute
à la barrière d’un retour
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