C’était un grand théâtre à ciel ouvert,
Comme à Venise, un jour de carnaval
L’on y déambulait, masqué de pair
Et dansait, en chantant le madrigal.
Colombines et marquises gloussaient,
Faisant aux troubadours la révérence
Des princes perruqués flattés, riaient
Charmés par si profonde déférence.
Un soir de pluie, un vent vint à souffler,
Balayant la comédie au passage
Jupons, couvre-chefs, egos boursouflés ,
Et masques volèrent, cruels présages.
L’un après l’autre, danseurs et danseuses
D’étonnement en surprise tombèrent
Dépités de fin si peu glorieuse
A laquelle l’on ne s’attendait guère.
S’il faut une morale à cette histoire,
Elle est me semble- t -il compréhensible:
La vérité regarde le miroir
Et n’y voit personne d’irrésistible.
Laisser un commentaire