Le beau conte de la Saint-Valentin
L’Hiver imperator était le roi du monde,
La pénombre glacée, au détour du matin,
Lui faisait un manteau de paillettes satin,
Les arbres frissonnaient, courtisans près de l’onde.
Les mots s’étaient enfuis sans force et sans faconde,
Le courage manquait, dans le froid cabotin,
À l’amoureux transi, timide Valentin,
Il destinait ses fleurs à sa charmante blonde.
Il lui fallait pourtant honorer la Beauté,
Rappeler que l’Amour trouve sa vérité
Dans le soin, les égards, et non l’indifférence.
Mais un merle soudain, par son trille éperdu,
Ranima le galant, sa fine irrévérence
Offrit à ce coeur triste un bonheur attendu.
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