L’étang glacé scintille aux reflets de mémoire,
Un grand soleil sans nom vient y danser, discret,
Ô notes de silence, ô précieux coffret,
Receleur de bonheurs tout ouvragé de moire !
L’hiver, ce mage blanc, a sorti son grimoire,
Il souffle sur la neige en arpège secret,
Et ce lac au miroir résonne sans livret,
Sur la vitre du temps, tel opéra d’ivoire.
Le passé reprend vie, il pourchasse les pleurs
Et leur livre bataille, ô délices des coeurs !
Dans ce cristal immense, étincelle ton rire.
Ton âme est devant moi dans le beau matin clair,
Et chasse la pénombre au visage de cire,
Ta présence se fait pur mirage de l’air.
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