La brume tord les verges d’or
j’ai déjà un peu froid aux mains,
à trop jouer les picadors
sur les feuilles de mon jardin
Je laisse s’enfuir mon regard
là, vers un arbre à papillons,
ses grappes mauves en retard
s’écroulent en accordéon
Odeurs de cannelle et d’orange
thé noir et gâteau de Savoie
doux délices qui en mélange
se suffisent et font .ma joie
Dans la soirée à l’Opéra
nous irons applaudir Mireille,
sur le retour tu me diras
« T’as de belles boucles d’oreilles «
Je les retrouverai demain
reposant sur la cheminée
le feu sera bien sûr éteint
une autre flamme rallumée
L’hiver nous arrive, oui, à grands pas…
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