De l’aube trempée, nue dans l’aquarelle carmin des ocres brûlés
Au crépuscules des violences mauves au blason d’or d’azur
Je t’ai gardée, je te garde et je te garderai, toujours, ma césure
Ma béance au ciel couturé, ma romance au nadir triangulé
Si, errant sur le chemin de halage je croise une haridelle
Que ma main s’allonge sur la longe du harnais d’un songe écourté
Je t’ai gardée, je te garde et je te garderai, lors, mon hyménée
Quand bien même et désormais car sous les ormaies, at last, tu as ri d’elle
Sous un nuage de flocons éventré pleurant ses tâches de plumes
Un clown étreint un réverbère, danse livide sa vie salie
Je t’ai gardée, je te garde et je te garderai, toi, mon eau de vie
Chante t il à son ivresse perdue, retrouvée en mots posthumes
Une main gantée de regrets cherche l’arpège enlarmé du pardon
Un cœur guette, inquiet, le silence qui annonce le chants printemps
Je t’ai gardée, je te garde et je te garderai, toi, mon sang gitan
Chante sa voix au repris de justesse, épris de justice, gascon
Un piano denté de candélabre célèbre les épousailles
Deux coupes de champagne brisent menu le chagrin au temps qui passe
On s’est gardés, on se garde, on se gardera, nous, amants de limaille
Aimantés jusqu’au dernier soupir que feront nos extases rapaces
Je t’ai gardée, je te garde et je te garderai, toujours, ma césure
Je t’ai gardée, je te garde et je te garderai, toujours, ma voilure
Je t’ai gardée, je te garde et je te garderai, toi, mon sang gitan
Je t’ai gardée, je te garde et je te garderai, nous, marbre gisant
Répondre à Diane Lecomte Annuler la réponse