Je la hais, oui je la honnis,
j’exècre son anatomie
Je la plains, pire j’l’a méprise
cette prude et fausse Héloise
j’la claque, la mords, et puis la griffe,
j y flanquerais même un coup de canif
à cette vieille peau ridée
qui s’prend encor pour un’ beaute
qui drague sec comme une malade
tous les petits jeunots en rade
et même aussi les pauvres vieux
à qui elle fait les doux yeux
les éblouit de sa culture
et se fait payer en nature
ils tombent tous dans ses filets
tellement ils sont gros benêts
Je la hais, oui je la honnis
J’exècre son anatomie
J’la pouss’rais bien en la rivière
mais elle s’rait foutue la mémère
d’appeler un de ses amants
collé à elle comm’ un aimant’
qui plongerait pour la sauver
même s’il ne sait pas nager
c’est ell’ qui l’ ramènerait à terre
mouillé et tout nu comme un ver
com’ dans la chanson de Montand
Il pense qu’il a toujours seize ans
jouant les amours enfantines
pour les beaux yeux d’une Clémentine
qui finira par se lasser
et c’est sûr se fera doubler
par plus jolie et plus sexy
c’est moi qui vous le garantis
j’la dénonc’rai à son mari
Je la hais oui je la honnis
J’exècre son anatomie
Pourquoi penser que je m’énerve
et que je sors de ma réserve?
oh c’est pas de la jalousie
les jeunes ? C’est pas mon ambroisie
mais ça me fait grande douleur
de les voir faire les jolis cœurs
accepter tous de cramoisir
trop vite se laisser séduire
par un’ quêteuse de caresses
en mal de mâle et de tendresse
lui en faut un autr’ tous les jours
mêm’ pas foutus d’lui faire l’amour
Je la hais oui je la honnis
J’exècre son anatomie
Alors qu’elle aille donc se farcir
un bon vieil australopithèque
et prendre au moins quelque plaisir
dans sa belle bibliothèque !
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