Si douce et chaste nuit au couvent des étoiles,
Tu n’aimes que l’hiver, sa parure de gel,
Et ses mots du silence au charme ménestrel,
La brise t’accompagne et découvre tes voiles.
Des paroles sans mot, sans hâte, se dévoilent,
Et célèbrent tout bas, en ultime rappel,
Tes charmes nonpareils, ivresse de pastel,
Hommage vibratoire apposé sur la toile.
Reine des coeurs transis, passante du hasard,
Tu sais frémir pourtant quand le bel étendard
Du matin revenu palpite dans la brume.
Tu disparais alors en berçant tes douleurs,
Place à l’aube vivante, à l’aurore d’écume,
Vénus victorieuse, étincelle des coeurs !
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