J’ai une chère amie
dont le charmant mari
me fait, en confiance,
part de ses confidences

Ignorant -le bandit-
que je connais aussi
sa naïve maîtresse
objet de ses caresses

Qui, et c’est mon avis
subit, trop asservie
la visite assidue
de cet individu

Je n’en crus pas mes yeux
lorsque, peu scrupuleux
assis dans ma voiture
sans aucune censure

M’exhiba la perlouse
destinée à l’épouse
choisie avec grand soin
par ce cher Valentin

Je le pressai de dire
ce qu’il allait offrir
comme cadeau de prix
à sa fidèle amie

Elle? mais puisque je l’aime
rien d’autre que moi même !
elle ne manque de rien
ça lui suffira bien …!

Je haussai le sourcil
stoppai l’automobile
éjectai le goujat
il ne sait pas pourquoi…

 


Commentaires

2 réponses à “Saint Tartarin”

  1. À Tarascon, souvent,
    l’écho fait le malin ;
    on salue poliment,
    puis on passe son chemin.

  2. J’aime le mot « goujat » (rien à voir avec Goujet de L’Assommoir), tellement épais, tellement visqueux, une grimace verbale de dégoût à lui tout seul.

    À dire à voix haute.

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