– De mon temps les pauvres étaient tous maigres, dit la vieille.
– Et alors ? demande sa voisine.
La vieille regarde son maxi coca d’un air pensif,
lève les yeux puis observe longuement les clients.
Sa bouche s’ouvre enfin sur des dents déchaussées.
– Aujourd’hui, ils sont tous obèses !
Et ses mandibules se referment goulûment
sur un burger moelleux
dont le jus coule sur un maigre menton
qu’elle torche de la main.
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