Dans l’univers virtuel
où s’additionnent les outils,
se dupliquent les réseaux.
Plus ils prolifèrent
et se conjuguent leurs combinaisons,
et moins circulent des visions nouvelles.
Y prospèrent surtout redites,
plagiat et copié-collé.
Si la matière intellectuelle disponible,
même édulcorée, même censurée
est suffisante pour nourrir,
durant des décennies,
des échanges stériles,
lorsqu’enfin dénaturée,
elle aura définitivement perdu ses couleurs,
les canaux apparaîtront pour ce qu’il sont déjà trop souvent :
un réseau d’eaux usées.
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