Endormie.
Seule dans cette grande demeure.
Couchée en chien de fusil face à ma place inoccupée.
J’ai hâte de te rejoindre mais quelque chose me retient.
Ce n’est pas de l’hésitation mais un émerveillement
silencieux, douloureux et doux,
comme celui d’un homme qui revient enfin
là où il aurait toujours dû être.
Doucement je me glisse dans l’espace désœuvré.
Moi aussi en chien de fusil.
Ma dernière image ce sera toi.
Extrait d’Orphée ou l’amour après la mort.
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