Mon film débuterait en deux mille vingt-six
et comme par hasard au mois de février,
un beau vendredi treize où j’aurais acheté
ce ticket de loto et mon mêlé-cassis.

En mon for intérieur, je sens le jour de chance
et que je vais gagner de quoi vivre ma vie
au nez, à la barbe de tant de mes amis
qui crèveront d’envie, tous en leur mécréance.

Je le remporterai ce gros lot attendu,
mais je sais qu’un tueur caché sur mon balcon
m’aura occis tantôt avant que le soir fût !

Oh ! justice sanglante ! Antienne fatidique !
Je ne veux pas mourir par un destin abscons,
et fiche mon billet en vous faisant la nique !

 


Commentaires

2 réponses à “Vendredi 13”

  1. Le tueur en retard, coincé dans l’ascenseur,
    a perdu sa cagoule et son sens de l’horreur.
    Va donc gratter ton sort, brave cœur héroïque :
    ce soir, la mort sommeille, tu peux lui faire la nique.

  2. Diane Lecomte

    Comment ? tu n’es point protégé par Verisure ?
    tu te laisserais occire par une Excalibur
    de quartier qui viendrait ton magot te voler?
    allons allons, va de ce pas t’assurer !

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