Quand le train entre en gare au terme d’un voyage
avec pour tout bagage une envie qui s’égare
de retrouver le port pour un nouveau départ
vers un lointain à part sans risque de naufrage ;
quand la rade au plus fort des cris du goéland
en ce pays normand où le ciel n’a pas tort
de changer le décor, d’azur à grand renfort
de cumulonimbus emportés par le vent ;
alors mes chers amis, en murmurant mes vers
qui ne manquent pas d’air et de fraîche malgré
qu’au large les ferries fassent tache sur mer,
vous chanterez Cherbourg, seule ville de France
qui dans sa folle danse au rythme des marées
— et de son Raz Blanchard* — plonge le cœur en transe.
*Le Raz Blanchard désigne le passage où sévit l’un des courants de marée les plus puissants d’Europe, situé entre le cap de la Hague à la pointe nord-ouest du Cotentin et l’île anglo-normande d’Aurigny, à l’entrée nord du passage de la Déroute. Il marque l’extrémité septentrionale du golfe de Saint-Malo.
Cherbourg avait raison
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