À vrai dire un mensonge, en l’état de mon âme,
proféré sur le tard, mais plus tôt que prévu
troubla dans la foulée cette part inconnue
qui s’érigeait en moi comme chez toute femme.

Cette déclaration s’invitait in petto
par un jour de printemps sous de très bons hospices
où l’on sent que le temps en nous se fait propice
à convoquer l’envie et le chant des oiseaux.

Et quand je serai vieille un soir à la chandelle
mon esprit alangui repensera alors
aux mensonges d’amour dévidés pêle-mêle.

Pourtant dans ce château au plus haut de la tour
j’attends – en attendant – et ce n’est pas mon fort !
cet amant qui m’entraîne à table au Grand Véfour.


Commentaires

2 réponses à « Un si doux mensonge »

  1. Diane Lecomte

    D’habitude c’est Charles qui attend.,.,pardon 😁

    Un sonnet tout ce qu il y a de plus classique,
    bien tourné, musical, sans façon,
    Je n’ai connu l’endroit que dans sa cuisine
    où œuvrait Raymond sous l’œil de Catherine
    Mais je nai pas deviné le mensonge…

  2. « Attendre – en attendant –  » pour une femme voila
    une curieuse manière d’exister son époque,
    ses transhumances morales, ses certitudes fraîches.

    Espérer dans une tour qu’un amant t’emportât
    que Pierre te versifiât en bayant au Corneille,
    est-ce suivre comme il convient les migrations du sens ?

    Non!
    Et encore non !
    C’est la lutte finale
    groupons-nous et demain
    un monde de femmes
    sera le genre humaaaiiiinnnn….

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