Qu’elles sont cruelles ces nuits, lorsque lavé
le fond de teint qui ne recouvrait qu’en surface
la journée , et en masquait les sombres pensées,
oblige, dès lors, à voir les choses en face
Tout ce que l’on espère taire au fond de soi
prend un malin plaisir à remonter de force
las.. si l’on veut croire que « ça » n’existe pas
rien à faire ..il faudra bien que craque l’écorce
Idées noires, doutes rongeurs, pis, assassins,
se verront croître et embellir sur l’oreiller
mille fois retourné en de nerveuses mains
sans parvenir à trouver la sérénité
Il faudra supporter jusqu’à l’aube en patience
pour qu’après un répit de sommeil agité
renaisse un semblant de prise de confiance
mêlant lueurs du jour et de lucidité
Jusqu’à la nuit prochaine, tous rêves absents,
la même punition reviendra, têtue,
remuer obsessions et ressentiments
nous laissant corps et âme vides , le coeur nu
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