ll n’y aura pas de fantômes
Assez grands de poussière
Pour ombrer nos pupilles
De la lumière première
De la lumière dernière
Il n’y aura pas d’échos entêtants
Assez longtemps gémissant
Pour ternir
Ta lumière première
Ma lumière dernière
Il n’y a que le temps,
sa faux et sa sombre lanière
Pour venir en vain soumettre
Ce qui ne se peut éteindre
Ta lumière première
Ma lumière dernière
Il n’y a rien, pas même Dieu
Ni dans sa colère
ni dans sa miséricorde
Qui se pourra dresser contre
Ta lumière première
Ma lumière dernière
Car elle est de porphyre,
de granit et de marbre
Elle est de blé, de soleil
et d’éternel printemps
Cette lumière première
Notre lumière dernière
Laisser un commentaire