Catégorie : Recueil Daniel Muller Ferguson
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La nuit du six août
Ma main se pose sur ta cuisse et nos bouches se retrouvent enfin nos cœurs palpitent à l’unisson d’un désir inassouvi tu es belle dans la lumière de mon regard offert … Tes cheveux dansent dans le vent ta nuque altière s’offre à mes baisers sanglants nos peaux se rassurent d’un contact persan…. Le silence…
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La première fois
La première fois que j’ai marché je suis tombé J’ai compris qu’il allait falloir sans cesse Se relever La première fois que j’ai eu peur Des regards J’ai compris qu’il allait falloir sans cesse Se faire aime La première fois que j’ai reçu un coup je suis tombé J’ai compris qu’il allait falloir sans cesse…
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Echanges thermiques, ou comment perdre des calories
Quand sur le lit tu montes en température A mes baisers ton corps chauffe et sature Au brasier des caresses, on ne connaît qu’une foi La mécanique des fluides qui va de l’autre à soi Par tacite conduction J’explore ta paroi diathermique Et aussi celle adiabatique Autant par amour que par convection Chauffage central en…
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Notre lumière dernière
ll n’y aura pas de fantômes Assez grands de poussière Pour ombrer nos pupilles De la lumière première De la lumière dernière Il n’y aura pas d’échos entêtants Assez longtemps gémissant Pour ternir Ta lumière première Ma lumière dernière Il n’y a que le temps, sa faux et sa sombre lanière Pour venir en vain…
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Hit the road, Jack!
La blondeur de ses cheveux Que capturait le soleil Enchantait tous mes aveux Comme un rêve à son réveil Elle portait une robe De mousseline légère L’anneau d’argent à son lobe La rendait fière et altière Car elle avait de faux airs De Carmen ou de gitane Ses yeux perçaient les faussaires Elle voyait…
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Tout de toi me manque
Tes doigts sur le piano arpègent la résonance D’une cage d’ivoire glacée d’oiseaux Aux regards acérés du futile marié d’ennui Ils chantent fauves et rauques Les notes de toi Tes cheveux mangeurs de lumière auréolent le vent D’un mystère absolu rétif à l’entendement Ils sont nimbes, immanents au désir de te vivre Foison blonde…
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Le poème détruit
Le poème détruit Il usait tant sa plume au vents qu’on dit contraires Que ses mots finissaient enfin de ressembler A son âme et son corps, souvent trinquebalés Payant ses poésies à un taux usuraire Un matin cependant, un diamant littéraire Couché sur parchemin lui fit larmes perler Sa…
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Pérenne
Perenne Qui écrira les mots du rouge des nuages qui sertira le vent dans l’écrin du tourment quand la lune complice étend son manteau blanc au soir du crépuscule et au matin des âges ? . C’est le temps, son burin, martelant les messages qui dentelle et dessine abreuvé sobrement des rires, des peines le…
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Oie sauvage
Il se pourrait bien qu’une oie sauvage se soit attardée. Oui, il se pourrait bien. Que ses pas dans la neige laissent une trace bien plus longue bien plus profonde Qu’il n’y parait. Pourquoi ne fuit elle pas l’hiver Pourquoi ne pas rejoindre ses congénères Il se pourrait bien qu’une oie sauvage se…