ll n’y aura pas de fantômes
Assez grands de poussière
Pour ombrer nos pupilles
De la lumière première
De la lumière dernière

Il n’y aura pas d’échos entêtants
Assez longtemps gémissant
Pour ternir
Ta lumière première
Ma lumière dernière

Il n’y a que le temps,

sa faux et sa sombre lanière

Pour venir en vain soumettre
Ce qui ne se peut éteindre
Ta lumière première
Ma lumière dernière

Il n’y a rien, pas même Dieu
Ni dans sa colère

ni dans sa miséricorde
Qui se pourra dresser contre
Ta lumière première
Ma lumière dernière

Car elle est de porphyre,

de granit et de marbre
Elle est de blé, de soleil

et d’éternel printemps
Cette lumière première
Notre lumière dernière


Commentaires

4 réponses à « Notre lumière dernière »

  1. Ton poème relève d’une méditation élégiaque sur la survivance, où la lumière devient symbole de permanence affective face au temps, à la mort et même paradoxalement à Dieu. Il cherche une forme de consolation métaphysique par la répétition incantatoire et par une élévation presque liturgique du ton. C’est très réussi !

  2. Daniel Muller-Ferguson

    test

  3. Diane Lecomte

    Je laisserai donc mon réverbère allumé à la porte du garage
    quand tu viendras me voir dans ta superbe auto -:)

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