Quand sur le lit tu montes en température
A mes baisers ton corps chauffe et sature
Au brasier des caresses, on ne connaît qu’une foi
La mécanique des fluides qui va de l’autre à soi
Par tacite conduction
J’explore ta paroi diathermique
Et aussi celle adiabatique
Autant par amour que par convection
Chauffage central en dilection
L’infrarouge aux joues
Tu rayonnes les jambes en ciseaux
T’es mon radium sur ma peau et mes os
Le sexe droit en ligne isotherme
J’enfourne ta chaudière à terme
Et ton corps de chauffe
On a l’échange thermodynamique
Par frictions, par frottement mécanique
Ô Farenheit ô Celsius
Tout ce que je bois, tout ce que tu suces
D’énergie interne de nos corps purs
C’est la résonance magnétique
Et sa loi caractéristique
L’agitation des particules
Et tes seins qui pointent en majuscules
Sous la densité des flux
Tout tendu, je vais te mettre
A la place du thermomètre
A mano, s’il le faut, mon manomètre
l’énergie interne est égale à la somme
de la chaleur et du travail que consomme
Le membre pistonné
En ébullition, mais avec tact
Ma bouche cherche le contact
De tes vapeurs, de tes buées
De tes senteurs, de tes suées
En agitations cycliques
Enfin, c’est trop chaud, c’est trop fort
On cède à la pression sans effort
Aux jets de pression brûlants
Tu réponds en hurlant
Quand s’accouplent nos bielles
En position de fin de course
On voit des étoiles, la Grande Ourse
A court de combustible je recharge les batteries
Et je me dis quand enfin on atterrit
Je t’aime, ma femme au foyer…

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