Mesdames et messieurs permettez que ce soir
Je vous ouvre les yeux et vous parle sans fards
Je voudrais aborder un problème vital
Car tous sont concernés c’est celui de vos poils
Que ce soit homme ou femme on ne voit plus , actée
– Est – ce anti-islam – que drue pilosité
Pas un cheveu d’au moins cinquante centimètre
Ni menton où ne point barbe qui vient de naitre
Les dames sont clonées les unes sur les autres
Les hommes dupliqués tels les douze apôtres
On ne voit en télé que longues chevelures
Raides ou ondulées sans toujours belle allure
D’où vient donc cette mode, cette faim de longs poils
Qui est aux antipodes de peau libre totale
Va- t-on laisser pousser ces boucs et chevelures
Jusques à nous cacher tout le corps jusqu’au fémur ?
Il paraît que jadis et dans notre culture
On ne rasait gratis que pour la sépulture
Que cheveux et longueur , symboles de fortitude
N’étaient coupés – horreur – qu’ en cas de servitude
J y vois moi , la moqueuse , un appel du troupeau
À bouder la coiffeuse et le feu des ciseaux
Pour les femmes le fol espoir de rajeunir
Pour les messieurs celui de se voir embellir
À quoi tiennent quand même
la longueur de nos poils
Qui cachent nos joues blêmes
et nous servent de voiles !
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