Une rose a fleuri que l’on n’attendait plus
en ce mois de juillet asséché par le vent
dont je garde pourtant le souvenir ému
de ce parfum viril de l’homme que j’attends.
Car l’homme est une rose aux épines de sang
qu’il faut amadouer afin de libérer
la douceur caressante et des mots leur piquant
quand sa rusticité s’épanouit au coucher.
La femme aime la rose, un poète se trompe
d’une comparaison avec le féminin
alors qu’au masculin la fleur jamais n’estompe
cette force de vie aux pétales ravis
où se love l’amour au fil de nos jardins
sur la mousse du temps comme un soyeux tapis.
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