Au risque de paraître un tantinet troublé
par ce que l’on pourrait appeler un désastre
je m’en vais de ce pas protéger les pilastres
soutenant les linteaux de mon âme blessée.
La petite boutique au cœur de la saison
qui se pensait céans à l’abri de ses pins
pour nourrir tous ces gens en leur offrant du pain
n’est plus qu’un tas de cendre où perdre la raison.
On ne respire plus et mon humour s’éteint
devant tant de misère alors que tu n’as plus
que tes yeux pour pleurer de la nuit au matin.
Le vent se croit malin d’attiser tous ces feux
et je m’inscris en faux contre l’hurluberlu
qui souffle et amplifie le bal des broussailleux.
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