L’humour en berne

Au risque de paraître un tantinet troublé
par ce que l’on pourrait appeler un désastre
je m’en vais de ce pas protéger les pilastres
soutenant les linteaux de mon âme blessée.

La petite boutique au cœur de la saison
qui se pensait céans à l’abri de ses pins
pour nourrir tous ces gens en leur offrant du pain
n’est plus qu’un tas de cendre où perdre la raison.

On ne respire plus et mon humour s’éteint
devant tant de misère alors que tu n’as plus
que tes yeux pour pleurer de la nuit au matin.

Le vent se croit malin d’attiser tous ces feux
et je m’inscris en faux contre l’hurluberlu
qui souffle et amplifie le bal des broussailleux.

 


Commentaires

4 réponses à « L’humour en berne »

  1. Et sur cendre posée
    en son plus beau posthume
    de ses yeux de pénombre
    s’affiche un épitaphe :
    « Ci-gît feu le bistrot
    de la mère Bœuckly »

  2. Diane Lecomte

    Hé ben….ce ne sont pas les feux de l’amour hein !
    Courage… tout repoussera…tu le verras depuis ton étoile au paradis ^^

  3. Véronique Allix

    J’ai beau rejouer les dés, chaque face est misère mais si l’humour fout le camp, l’amour se barre également, il ne restera bientôt plus rien. Non Marc, pleurer ses morts et rire encore.

    1. Diane Lecomte

      Très juste Véro…très juste…

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